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Nouvelles économiques – 01/02/2026

« On ne construit pas la démocratie par décret. »
Boris YELTSIN né le 1er février 1931

Cette semaine

La semaine s’annonce chargée. Les chiffres de l’emploi aux États-Unis seront publiés cette semaine, ainsi que les décisions de taux d’intérêt en Australie, au Royaume-Uni et dans la zone euro. L’indice mensuel des directeurs d’achat (PMI) de l’ISM américain et ceux de la Chine seront également publiés. 

Les résultats financiers seront également nombreux aus US, notamment ceux des géants technologiques Alphabet, Amazon et Palantir, ainsi que ceux de Disney, tandis qu’en France, les bancaires Crédit Agricole, BNPP, SG accompagnées de Vinci figureront parmi les entreprises qui publieront leurs résultats.  

LES CHIFFRES ÉCONOMIQUES

Les News

Boeing

Grâce à la forte hausse de ses livraisons en 2025 et à une cession d’actifs dans le domaine des services, Boeing est de nouveau dans le vert. Une première depuis 2018. En 2026, l’avionneur va s’ingénier à augmenter ses cadences de production, en particulier celles du 737 MAX, tout en améliorant ses contrôles qualité.

Transport maritime

Canal de Suez, Ukraine, Iran, États-Unis… Malgré les secousses, le transport maritime mondial maintient le cap. L’année 2025 a permis aux armateurs d’engranger des bénéfices sur le transport de conteneurs malgré des cours chahutés. Les volumes transportés ont augmenté sur la plupart des routes, excepté les routes trans-pacifique. 

Valeo

L’équipementier automobile français Valeo, aidé par Natix et son réseau de caméras, veut développer un modèle capable d’analyser, d’anticiper et d’interpréter les mouvements et les interactions du monde réel qui servira de base aux secteurs de l’automobile et de la robotique.

Salesforce

Salesforce, a remporté un contrat de 5,6 milliards de dollars avec l’armée américaine. Le contrat de dix ans permettra à l’entreprise d’apporter ses outils, y compris Slack, au Département de la Guerre.

Renault

Renault a annoncé sa volonté d’assembler à partir du printemps 2027 un moteur de design chinois pour équiper les versions d’entrée de gamme de ses R5, R4, Twingo… et peut-être demain une Dacia Sandero.

LES PERFORMANCES

LE GRAPHE DE LA SEMAINE

A L’AFFICHE : Inde 2026–2030 : Trajectoire macroéconomique et Accord de libre-échange UE–Inde

L’Inde en 2026 : changement d’échelle historique

L’Inde a franchi début 2026 un seuil symbolique et économique majeur en devenant la quatrième économie mondiale, devant le Japon, et se projette désormais comme troisième économie mondiale à horizon 2029–2030, derrière les États-Unis et la Chine.

Selon les projections du FMI, le PIB nominal indien atteindrait 6 770 Md$ en 2029 et dépasserait 7 000 Md$ à l’horizon 2030, contre environ 3 400 Md$ en 2023, soit un quasi-doublement en moins de dix ans.

La croissance réelle demeure structurellement élevée :

➡️ +6,5 % à +6,8 % par an attendus entre 2026 et 2030,

➡️ faisant de l’Inde la grande économie à la croissance la plus rapide au monde sur la période. 

Cette trajectoire s’appuie sur :

➡️ une stabilité politique forte,

➡️ un État stratège assumé (programmes Make in India, Digital India),

➡️ et une démographie encore favorable.

Démographie : un avantage comparatif qui reste intact

Avec environ 1,48 milliard d’habitants en 2026, l’Inde est désormais le pays le plus peuplé du monde.

Contrairement à la Chine ou à l’Europe :

➡️ le taux de fécondité reste proche du seuil de renouvellement (~1,98),

➡️ l’âge médian demeure inférieur à 30 ans,

➡️ la population active continuera d’augmenter jusqu’au milieu des années 2030.

Ce facteur démographique soutient :

➡️ la consommation intérieure,

➡️ l’offre de travail,

➡️ et l’attractivité du pays pour les investissements industriels et de services.

Mais il constitue aussi une contrainte majeure : l’Inde doit créer plus de 10 millions d’emplois par an pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.

Modèle de croissance : services, industrie et numérique

👉 Une économie tirée par les services

Les services représentent plus de 55 % du PIB, portés par :

➡️ les technologies de l’information,

➡️ les services financiers,

➡️ le tourisme et la logistique.

Le numérique joue un rôle central :

➡️ l’Inde est le premier marché mondial de paiements instantanés (UPI),

➡️ plus de 18 milliards de transactions UPI par mois en 2025, pour un volume supérieur à celui de Visa au niveau mondial.

👉 Montée en puissance industrielle

La part de l’industrie (manufacturing + construction) progresse rapidement :

➡️ croissance industrielle ~7,5 % en 2025,

➡️ soutien massif de l’État aux chaînes de valeur stratégiques (électronique, défense, énergie, chimie).

L’Inde cherche explicitement à devenir une alternative crédible à la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’accord de libre-échange UE–Inde : contenu et portée

👉 Un accord historique par sa taille
Signé en janvier 2026 après près de 20 ans de négociations, l’accord UE–Inde crée :
➡️ une zone de libre-échange de près de 2 milliards de personnes,
➡️ représentant environ 25 % du PIB mondial .
Il s’agit :
➡️ du plus grand accord commercial jamais conclu par l’UE,
➡️ et de l’accord le plus ambitieux jamais accepté par l’Inde.


👉 Baisse massive des droits de douane
L’Inde supprimera ou réduira les droits sur :
➡️ 96,6 % des exportations européennes.
L’UE libéralisera 
➡️ 99,5 % de ses lignes tarifaires sur les produits indiens, avec des calendriers différenciés .


Les économies de droits de douane pour les entreprises européennes sont estimées à : ≈ 4 Md€ par an.

Gagnants et perdants sectoriels

👉 Côté européen
Principaux bénéficiaires :
➡️ Automobile : droits indiens ramenés de 110 % à 10 % sous quotas (≈250 000 véhicules/an) 
→ bénéfice surtout pour le haut de gamme (constructeurs allemands, premium français).
➡️ Machines et équipements électriques : droits jusqu’à 44 % supprimés.
➡️ Chimie : droits jusqu’à 22 % éliminés.
➡️ Pharmacie : droits (~11 %) supprimés en 5–7 ans.
➡️ Agro-alimentaire premium : vins (150 % → 20 %), spiritueux, huile d’olive.


Secteurs protégés :
➡️ agriculture sensible (bœuf, riz, sucre, volaille),
➡️ maintien strict des normes sanitaires européennes.


👉 Côté indien
➡️ Accès quasi immédiat au marché européen pour textiles, cuir, chaussures, bijoux, produits chimiques, produits de la mer.
➡️ Contingents spécifiques sur l’acier (1,6 Mt/an exonérées).
➡️ Pas d’exemption au mécanisme carbone aux frontières (CBAM), ce qui limite l’avantage compétitif indien sur les secteurs carbonés.


Lecture géopolitique : bien plus qu’un accord commercial

L’accord UE–Inde est fondamentalement stratégique. Il s’inscrit dans :
➡️ la volonté européenne de réduire la dépendance à la Chine,
➡️ la recherche indienne de diversification géopolitique, entre États-Unis, Europe, Russie et Sud global .
Le contexte énergétique est révélateur :
➡️ l’Inde réduit progressivement ses importations de pétrole russe,
➡️ envisage un retour partiel au pétrole vénézuélien après l’éviction de Maduro,
➡️ tout en ménageant Washington pour préserver l’accès au marché américain.
L’UE devient pour l’Inde :
➡️ un partenaire technologique,
➡️ un investisseur de long terme,
➡️ et un contrepoids diplomatique aux États-Unis et à la Chine.

Focus : Dassault Aviation :  » Higher Together « 

Dassault Aviation se distingue par un modèle économique dual reposant sur deux piliers complémentaires : 

➡️ l’aviation militaire, dominée par le programme Rafale, 

➡️ et l’aviation d’affaires, structurée autour de la gamme Falcon. 

Cette dualité confère au groupe une résilience particulière face aux cycles économiques, tout en lui permettant de capitaliser sur des compétences technologiques transversales de très haut niveau. 

Les études sectorielles soulignent que Dassault est l’un des rares acteurs mondiaux à maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la conception jusqu’à l’intégration de systèmes complexes, tant dans le civil que dans le militaire. 

L’année 2025 marque une accélération industrielle et commerciale pour Dassault Aviation, portée par le Rafale à l’export, avec une visibilité exceptionnelle sur l’activité future.

👉 Chiffres clés

➡️ Livraisons 2025

➡️ 26 Rafale livrés (15 Export, 11 France) ↗ vs 21 Rafale en 2024

➡️ 37 Falcon livrés (vs 31 en 2024)

👉 Commandes 2025

➡️ 26 Rafale Export commandés

➡️ 31 Falcon commandés (vs 26 en 2024)

➡️ Carnet de commandes (31/12/2025)

  • 220 Rafale (175 Export, 45 France)
  • 73 Falcon

👉 Chiffre d’affaires 2025

➡️ Prévision relevée au-dessus de 7 Md€

➡️ Publication des résultats annuels complets : 4 mars 2026

Dans le contexte du nouvel accord de libre-échange UE–Inde, Dassault Aviation apparaît comme un bénéficiaire stratégique naturel du rapprochement entre l’Europe et l’Inde. Non pas parce que l’accord ouvrirait directement les marchés de défense, mais parce qu’il consolide un environnement politique, économique et technologique favorable à des coopérations de long terme fondées sur la souveraineté, la technologie et la confiance stratégique.

Ainsi, la relation entre Dassault Aviation et l’Inde constitue l’un des piliers de la coopération stratégique franco-indienne. Elle s’est matérialisée de manière décisive avec : 

➡️ l’entrée en service de 36 Rafale au sein de l’Indian Air Force, lesquels constituent aujourd’hui l’épine dorsale de la supériorité aérienne indienne. 

➡️ la signature du contrat portant sur 26 Rafale Marine destinés à l’Indian Navy, faisant de l’Inde le premier client export de cette version navalisée de l’appareil.

➡️ une coopération dans les programmes indiens Make in India et Skill India, impliquant transferts de compétences, formation, structuration de chaînes industrielles locales et montée en gamme des partenaires indiens.

Dassault Aviation entre dans une phase de croissance visible, axé sur les exportations et fortement génératrice de cash, avec un carnet record et une trésorerie nette massive.
La relation avec l’Inde, désormais étendue à l’aéronaval, renforce le statut de Dassault comme bénéficiaire structurel du rapprochement UE–Inde, au-delà du simple cycle Rafale.

Cours actuel : €319,80

AlphaValue Baader : objectif de cours €369

MS : objectif de cours €350

Berenberg : objectif de cours €310

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Source : Eavest

Belle semaine !

Nouvelles économiques – 25/01/2026

« La tradition est un guide, et non un geôlier  » W. SOMERSET MAUGHAM – né le 25 janvier 1874 Cette semaine Si la saison