Votre conseil en gestion et développement de patrimoine

Nouvelles économiques – 26/07/2026

« Le progrès est impossible sans changement, et ceux qui ne peuvent changer d’avis ne peuvent rien changer. »
George Bernard SHAW – né le 26 juillet 1856

Cette semaine

La dernière semaine de juillet s’achève en beauté, riche en actualités économiques et financières. La Fed, la BoE et la BoJ annoncent toutes leurs décisions de taux cette semaine, tandis que les chiffres du PIB des États-Unis et de la zone euro sont publiés, avec les premières estimations pour le deuxième trimestre. 


Le calendrier s’annonce particulièrement chargé du côté des entreprises, alors qu’une vague de sociétés françaises s’empressent de publier leurs résultats semestriels. Ainsi, tout le secteur du luxe, mais aussi, Michelin, Safra, Air Liquide, Airbus ou Orange publient leurs résultats cette semaine. 
De même,certaines des plus grandes entreprises du FTSE 100 publient leurs résultats cette semaine, notamment Lloyds, Barclays, Reckitt Benckiser et Rolls-Royce. Parallèlement, aux États-Unis, la saison des résultats atteint son apogée, avec la publication des résultats de Meta, Microsoft, Apple et Amazon, ainsi que ceux d’ExxonMobil, de Chevron et de nombreuses autres entreprises.

LES CHIFFRES ÉCONOMIQUES

Les News

Safran

Safran Electrical & Power, leader mondial des systèmes électriques aéronautiques, et AURA AERO, constructeur aéronautique pionnier de l’aviation décarbonée, renforcent leur partenariat afin d’accélérer le développement, la certification et l’industrialisation de technologies de propulsion tout-électrique et hybride-électrique.

Valeo & Harmattan AI

Un moteur électrique conçu en France, sans terres rares lourdes, pour équiper des drones de défense : voilà le pari que viennent de sceller Valeo et la licorne Harmattan AI.

Thales

La Belgique vient de commander 14 Radars GM200 à Thales, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, en s’alignant sur le modèle déjà adopté par les Pays-Bas. Mobile, rapide à déployer, capable de suivre drones et missiles de croisière : de quoi redonner à la Défense belge une capacité qu’elle avait laissé filer.

Robotique

Le décrié fondateur et ex-CEO d’Uber réunit 1,7 milliard de dollars pour son entreprise de robotique Atoms, officialisée il y a seulement quelques mois. Il entend mettre au point des systèmes d’automatisation dans le transport, l’industrie minière et la food tech.

Défense 

La France va retrouver en 2029 une production perdue depuis une trentaine d’années : celle de munitions de petit calibre. Financement par l’Etat, capacité de production prévue, calibre 9 mm non retenu.

 LES PERFORMANCES

LE GRAPHE DE LA SEMAINE

A L’AFFICHE

SpaceX : on ne valorise pas une fusée, on valorise une infrastructure.
La plus grande introduction en Bourse de l’histoire révèle peut-être moins l’avenir de SpaceX que celui d’une nouvelle révolution économique.
Pendant plus d’un demi-siècle, l’espace a relevé du prestige national. Les États y envoyaient des hommes, des satellites ou des sondes pour démontrer leur puissance technologique. Les retombées économiques existaient, mais elles étaient secondaires. L’espace était une dépense publique, rarement un investissement.

L’introduction en Bourse de SpaceX, le 12 juin dernier, marque peut-être la fin de cette époque.

Avec plus de 85 milliards de dollars levés, une valorisation proche de 2 000 milliards de dollars et plus de 350 milliards de dollars de demandes lors de l’opération, il s’agit de la plus importante IPO jamais réalisée. Pourtant, à peine un mois plus tard, le titre abandonnait près de 20 % après plusieurs retards du programme Starship, rappelant aux investisseurs que la route vers Mars reste semée d’incertitudes.

Cette volatilité est presque anecdotique.

Le véritable sujet est ailleurs.

Car le marché ne paie pas une société capable de lancer des fusées. Il paie un acteur qui a profondément modifié le coût d’accès à l’espace, avec l’ambition d’en faire une infrastructure aussi essentielle demain que les chemins de fer au XIXᵉ siècle, les réseaux électriques au XXᵉ ou Internet au XXIᵉ.

Comprendre SpaceX, ce n’est donc pas comprendre une entreprise. C’est comprendre comment une infrastructure transforme progressivement une économie entière.

Toutes les grandes révolutions commencent par une chute des coûts

Les grandes ruptures économiques suivent souvent le même schéma. Le chemin de fer n’a pas bouleversé l’économie parce qu’il transportait des locomotives, mais parce qu’il a effondré le coût du transport. Internet n’a pas créé de géants grâce à la fibre optique, mais parce qu’il a rendu l’information quasiment gratuite. L’électricité n’a pas enrichi les producteurs de cuivre, mais les industriels capables d’exploiter une énergie devenue abondante.

L’espace suit aujourd’hui la même trajectoire.

Grâce à la réutilisation de ses lanceurs Falcon 9, SpaceX a divisé le coût d’accès à l’orbite de près de 95% en une décennie. Des lancements qui coûtaient plus de 20 000 dollars par kilogramme reviennent désormais à quelques milliers de dollars, avec un objectif affiché sous les 500 dollars grâce à Starship. C’est probablement le chiffre le plus important de toute l’industrie spatiale : lorsque le coût d’une infrastructure s’effondre, les usages se multiplient.

En 2025, SpaceX a réalisé un nombre record de lancements orbitaux, qui représente désormais l’essentiel de l’activité commerciale mondiale. L’espace n’est plus un exploit ; il devient une activité industrielle.

Cette bascule explique pourquoi l’économie spatiale mondiale, estimée à environ 630 milliards de dollars en 2023, pourrait atteindre 1 800 milliards de dollars en 2035, selon McKinsey et le Forum économique mondial.

Mais cette croissance ne viendra pas des fusées. Comme souvent dans l’histoire économique, la valeur se déplacera vers les activités rendues possibles par la nouvelle infrastructure.

Les fusées ne sont déjà plus le véritable métier de SpaceX

À première vue, SpaceX est un constructeur spatial. En réalité, l’entreprise ressemble de moins en moins à un industriel classique : le lancement n’est plus qu’un moyen, et la véritable activité devient la monétisation de l’orbite.

Les chiffres le disent déjà. Starlink compte :
➡️ plus de dix millions d’abonnés, 
➡️ opère dans plus de 160 pays 
➡️ et représente environ 60 % des revenus du groupe. 
C’est aussi la seule activité structurellement bénéficiaire, tandis que les divisions les plus ambitieuses restent lourdement déficitaires. Avec plus de dix mille satellites en orbite, près des deux tiers de tous les engins actifs autour de la Terre, SpaceX ne vend plus des trajets : il exploite un réseau.

Les fusées financent aujourd’hui ce réseau. Demain, ce réseau financera des activités encore plus rentables : 
➡️ observation de la Terre, 
➡️ télécommunications, 
➡️ logistique mondiale, 
➡️ communications militaires, 
➡️ véhicules autonomes, 
➡️ Internet des objets. 
Toutes dépendent déjà de constellations toujours plus denses.

Le lancement n’est donc plus la destination. Il devient le ticket d’entrée vers une économie entièrement nouvelle.

La véritable promesse de SpaceX ne s’appelle pas Starship. Elle s’appelle xAI.

Si les marchés acceptent de payer près de cent fois le chiffre d’affaires de SpaceX, environ 18,7 milliards de dollars en 2025, ce n’est pas parce qu’ils anticipent davantage de lancements. Ils valorisent une bascule que l’entreprise a déjà amorcée.

En février 2026, SpaceX a racheté xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk, dans une opération valorisant l’entité combinée à 1 250 milliards de dollars. En quelques semaines, le constructeur de fusées est devenu un acteur de l’IA de premier plan, propriétaire d’un modèle de frontière. L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine : c’est désormais un troisième pilier du groupe, aux côtés des lancements et de Starlink.

C’est à cette lumière qu’il faut relire la demande déposée quelques jours plus tôt auprès du régulateur américain. Fin janvier 2026, SpaceX a sollicité l’autorisation de déployer, à terme, jusqu’à un million de satellites dédiés au calcul en orbite, alimentés par l’énergie solaire, refroidis par le vide spatial, interconnectés par laser. Prise isolément, l’idée paraît irréaliste. Mais elle change de nature dès lors que le même groupe réunit le besoin de calcul, le modèle d’IA à entraîner et le lanceur capable de mettre cette capacité en orbite.

Le raisonnement des investisseurs devient alors cohérent. L’intelligence artificielle se transforme en industrie de l’énergie : 
➡️ elle consomme de l’électricité, du refroidissement
➡️ et de la puissance de calcul en quantités que les réseaux terrestres peineront à fournir. 
Si une partie de cette infrastructure pouvait migrer en orbite, SpaceX ne vendrait plus des lancements, il louerait du calcul. Ce n’est pas un hasard si plusieurs analystes de Wall Street anticipent que l’IA pourrait devenir le premier moteur de croissance du groupe d’ici la fin de la décennie.

Autrement dit, SpaceX n’est peut-être plus valorisé comme une entreprise spatiale, mais comme un futur fournisseur d’infrastructures critiques pour l’économie numérique.

L’hypothèse reste fragile, et l’entreprise elle-même le reconnaît, admettant dans ses propres dépôts réglementaires que l’activité de calcul orbital pourrait ne jamais atteindre la viabilité commerciale. Rien de tout cela ne fonctionne sans un Starship enfin fiable, alors que le programme continue d’accumuler les retards. C’est précisément cette tension, un projet déjà financé par le rachat de xAI, mais suspendu à une fusée qui n’a pas encore tenu ses promesses, que le cours du titre tente aujourd’hui de mettre en prix.
La véritable bataille ne se joue plus entre SpaceX et Blue Origin. Elle se joue entre les États.

L’entrée en Bourse de SpaceX a mis en lumière un sujet longtemps resté discret : la souveraineté. 

Disposer d’une industrie spatiale signifiait autrefois posséder quelques lanceurs et quelques satellites. Cela signifiera demain contrôler les infrastructures qui transporteront les données, les communications militaires, les transactions financières et une partie de la puissance de calcul mondiale.

C’est ce qui explique la réaction européenne. L’Union européenne accélère le déploiement d’IRIS², sa future constellation souveraine de près de 300 satellites, tandis qu’Eutelsat, SES et Hispasat tentent de bâtir une alternative crédible à Starlink. L’écart, pourtant, reste considérable : quand Starlink exploite déjà plus de dix mille satellites, l’Europe part pratiquement de zéro sur le segment des méga-constellations.

Cette différence n’est plus seulement technologique ; elle est économique. Plus SpaceX lance de satellites, plus ses coûts unitaires baissent, et plus il devient difficile pour un concurrent de rentabiliser une infrastructure comparable. L’industrie spatiale entre ainsi dans une logique proche de celle des réseaux électriques ou numériques : le premier acteur à atteindre une masse critique bénéficie d’un avantage cumulatif difficile à rattraper.

Cette domination soulève cependant des interrogations sérieuses. Plusieurs centaines de milliers de satellites supplémentaires pourraient être lancés au cours des quinze prochaines années, alimentant les alertes des scientifiques sur les débris orbitaux, les émissions liées aux lancements et l’absence de cadre réglementaire international. Le paradoxe est frappant : alors que les infrastructures terrestres sont généralement régulées avant d’être construites, l’économie spatiale suit le chemin inverse. Elle se construit d’abord ; les règles viendront ensuite.

Avoir raison sur la technologie n’a jamais suffi à gagner de l’argent.

Reste la question qu’il serait malhonnête d’éluder : et si l’analogie historique était trompeuse ?

L’histoire des infrastructures n’est pas seulement celle de leurs vainqueurs.
➡️ Les compagnies ferroviaires britanniques des années 1840 ont ruiné leurs actionnaires bien avant que le rail ne redessine l’économie.
➡️ Les poseurs de fibre optique de la fin des années 1990, ceux-là mêmes dont l’infrastructure porterait plus tard Google, Amazon ou Netflix, ont massivement fait faillite lors du krach télécom de 2001.
Dans les deux cas, l’infrastructure a bel et bien transformé le monde. Mais la valeur n’est presque jamais revenue à ceux qui l’avaient financée en premier.

Rien ne garantit que SpaceX échappe à ce schéma, et plusieurs facteurs imposent la prudence.
➡️ Le premier est la valorisation : payer près de cent fois le chiffre d’affaires suppose que l’essentiel de la valeur reste à créer, dans des marchés qui n’existent encore qu’à l’état embryonnaire.
➡️ Le deuxième est technologique : Starship, socle du déploiement des satellites de nouvelle génération comme du calcul orbital, accumule les retards.
➡️ Le troisième est concurrentiel : Amazon avec Kuiper, et surtout la Chine, qui a déjà réservé des centaines de milliers de créneaux orbitaux, rappellent que l’avantage de SpaceX n’est ni acquis ni incontesté.
➡️ Le dernier est réglementaire : une économie qui se construit avant d’être encadrée expose ses premiers entrants à des règles écrites après coup, et parfois contre eux.

Aucun de ces risques n’invalide la thèse. Tous rappellent une chose : dans les révolutions d’infrastructure, avoir raison sur la technologie n’a jamais suffi. C’est la nuance qu’une valorisation à deux mille milliards de dollars semble aujourd’hui négliger.

Au final, la question n’est donc pas de savoir si SpaceX vaut 1 500, 2 000 ou 2 500 milliards de dollars. Elle est de deviner quelles entreprises bâtiront leur modèle sur une orbite devenue aussi accessible qu’Internet l’est aujourd’hui : calcul haute performance, data centers orbitaux, observation de la Terre, navigation autonome, défense, cybersécurité, pharmacie en microgravité, fabrication de semi-conducteurs dans le vide. La plupart de ces marchés n’existent encore qu’à l’état d’ébauche, ce qui rend leur potentiel aussi difficile à valoriser qu’impossible à ignorer.

L’introduction en Bourse de SpaceX n’est donc pas seulement un événement financier hors norme. Elle marque peut-être le moment où l’orbite terrestre cesse d’être un territoire scientifique pour devenir une infrastructure économique mondiale. Si cette hypothèse se confirme, la véritable question ne sera plus de savoir si SpaceX est correctement valorisé, mais de déterminer quelles entreprises créeront, grâce à cette infrastructure, les champions des vingt prochaines années.

Car dans toutes les révolutions industrielles, la valeur n’appartient jamais durablement aux machines. Elle appartient aux infrastructures qui transforment une innovation en économie.ntaires pourraient être lancés au cours des quinze prochaines années, alimentant les alertes des scientifiques sur les débris orbitaux, les émissions liées aux lancements et l’absence de cadre réglementaire international. Le paradoxe est frappant : alors que les infrastructures terrestres sont généralement régulées avant d’être construites, l’économie spatiale suit le chemin inverse. Elle se construit d’abord ; les règles viendront ensuite.

Avoir raison sur la technologie n’a jamais suffi à gagner de l’argent.

Reste la question qu’il serait malhonnête d’éluder : et si l’analogie historique était trompeuse ?

L’histoire des infrastructures n’est pas seulement celle de leurs vainqueurs.
➡️ Les compagnies ferroviaires britanniques des années 1840 ont ruiné leurs actionnaires bien avant que le rail ne redessine l’économie.
➡️ Les poseurs de fibre optique de la fin des années 1990, ceux-là mêmes dont l’infrastructure porterait plus tard Google, Amazon ou Netflix, ont massivement fait faillite lors du krach télécom de 2001.
Dans les deux cas, l’infrastructure a bel et bien transformé le monde. Mais la valeur n’est presque jamais revenue à ceux qui l’avaient financée en premier.

Rien ne garantit que SpaceX échappe à ce schéma, et plusieurs facteurs imposent la prudence.
➡️ Le premier est la valorisation : payer près de cent fois le chiffre d’affaires suppose que l’essentiel de la valeur reste à créer, dans des marchés qui n’existent encore qu’à l’état embryonnaire.
➡️ Le deuxième est technologique : Starship, socle du déploiement des satellites de nouvelle génération comme du calcul orbital, accumule les retards.
➡️ Le troisième est concurrentiel : Amazon avec Kuiper, et surtout la Chine, qui a déjà réservé des centaines de milliers de créneaux orbitaux, rappellent que l’avantage de SpaceX n’est ni acquis ni incontesté.
➡️ Le dernier est réglementaire : une économie qui se construit avant d’être encadrée expose ses premiers entrants à des règles écrites après coup, et parfois contre eux.

Aucun de ces risques n’invalide la thèse. Tous rappellent une chose : dans les révolutions d’infrastructure, avoir raison sur la technologie n’a jamais suffi. C’est la nuance qu’une valorisation à deux mille milliards de dollars semble aujourd’hui négliger.

Au final, la question n’est donc pas de savoir si SpaceX vaut 1 500, 2 000 ou 2 500 milliards de dollars. Elle est de deviner quelles entreprises bâtiront leur modèle sur une orbite devenue aussi accessible qu’Internet l’est aujourd’hui : calcul haute performance, data centers orbitaux, observation de la Terre, navigation autonome, défense, cybersécurité, pharmacie en microgravité, fabrication de semi-conducteurs dans le vide. La plupart de ces marchés n’existent encore qu’à l’état d’ébauche, ce qui rend leur potentiel aussi difficile à valoriser qu’impossible à ignorer.

L’introduction en Bourse de SpaceX n’est donc pas seulement un événement financier hors norme. Elle marque peut-être le moment où l’orbite terrestre cesse d’être un territoire scientifique pour devenir une infrastructure économique mondiale. Si cette hypothèse se confirme, la véritable question ne sera plus de savoir si SpaceX est correctement valorisé, mais de déterminer quelles entreprises créeront, grâce à cette infrastructure, les champions des vingt prochaines années.

Car dans toutes les révolutions industrielles, la valeur n’appartient jamais durablement aux machines. Elle appartient aux infrastructures qui transforment une innovation en économie.

Focus

SpaceX : Making Life Multiplanetary

SpaceX (Space Exploration Technologies Corp.) est le leader mondial du lancement spatial et de l’internet par satellite. 

Fondée le 14 mars 2002 par Elon Musk, la société a son siège à Starbase (Texas) et emploie plus de 20 000 personnes. Entrée en Bourse au Nasdaq le 12 juin 2026 sous le ticker SPCX, la plus grosse introduction de l’histoire, elle affiche une capitalisation d’environ 1 558 milliards de dollars.

L’activité se lit en trois blocs. 

👉 D’abord Starlink, le cœur économique : 

➡️ plus de 10,3 millions de clients dans 160 pays fin mars 2026,

➡️ environ 11,4 milliards de dollars de revenus en 2025,

➡️ soit 61 % du chiffre d’affaires du groupe.

👉 Ensuite le lancement pour tiers (environ 4 milliards), où SpaceX est en situation de quasi-monopole, et Starship, le lanceur géant censé abaisser encore les coûts. 

👉 Enfin, un pari plus récent et plus spéculatif : l’intelligence artificielle, SpaceX ayant, selon plusieurs sources de presse, signé des accords d’accès au calcul (notamment avec Alphabet) et réalisé des acquisitions dans le domaine.

Résultats 2025

En 2025, SpaceX a généré 

➡️ 18,7 milliards de dollars de revenus, en forte croissance, portés par Starlink.

➡️ La direction évoque un objectif approchant 1 000 milliards de dollars de revenus en 2030, une multiplication par plus de cinquante.

⚠️ Mais la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous : le groupe a affiché une perte nette d’environ 4,9 milliards en 2025.

➡️ À son cours actuel, le titre se paie environ quatre-vingts fois ses ventes, un multiple sans commune mesure avec un industriel classique (2 à 3 fois).

Le dossier cumule les risques, qu’il faut regarder en face. 

➡️ La valorisation est extrême et repose sur une promesse de croissance encore largement à démontrer.

➡️ Le titre est extrêmement volatil : introduit à 135 dollars, il a culminé à 225 dollars avant de retomber vers 115, soit près de moitié sous son pic en quelques semaines.

➡️ La société est encore déficitaire, son historique boursier se compte en semaines, et sa dépendance à la personnalité d’Elon Musk, qui détient l’essentiel du contrôle, constitue un facteur de risque à part entière. 

Le consensus des analystes traduit cette incertitude : un objectif moyen à douze mois autour de 240 dollars, mais un éventail allant de 62 à 800 dollars.

Cours Actuel : 115,07 USD


DB           : objectif de cours 255 USD 

Bernstein : objectif de cours 239 USD

UBS          : objectif de cours 210 USD

*Source ZoneBourse

Source : Eavest

Belle semaine !

Nouvelles économiques – 09/08/2026

« L’intelligence, c’est ce que l’on utilise quand on ne sait pas » Jean PIAGET- né le 9 août 1896 Cette semaine Les chiffres de

Nouvelles économiques – 02/08/2026

« Tout ce à quoi l’on fait face ne peut pas forcément être changé, mais rien ne peut être changé tant qu’on ne lui fait

Nouvelles économiques – 26/07/2026

« Le progrès est impossible sans changement, et ceux qui ne peuvent changer d’avis ne peuvent rien changer. » George Bernard SHAW – né le 26